Assurance vie frais
L'assurance vie frais
Gérer un contrat d'assurance vie va obligatoirement engendrer des frais. En votre qualité de souscripteur, vous pouvez choisir entre différents modes de gestion que les contrats multisupports proposent.
La gestion dite "profilée" : le souscripteur laisse aux experts financiers le soin de choisir les valeurs et la répartition des actifs comme les actions, obligations par exemple et selon le profil qu'il a lui-même déterminé, du plus serein au plus risqué.
Une autre approche est la gestion dite "libre" dans laquelle le souscripteur choisit lui-même les fonds sur lesquels il va investir.
Et la troisième gestion dite "gestion à horizon ou pilotée" par laquelle la répartition entre les classes d'actifs se fait selon un schéma dépendant de l'âge du souscripteur, très risquée au départ puis sécurisée au fil du temps lorsque le contrat atteint son terme.
Bon nombre de contrats proposés sur le marché sont appelés "collectifs" aussi l'assuré est représenté auprès de l'assureur par une association d'assurés. Toute modification du contrat se fait alors par négociation entre l'assureur et l'association. Par contre, les contrats dits "individuels" sont passés directement entre l'assureur et le souscripteur et tout changement du contrat ne peut dès lors se faire qu'avec le consentement préalable du souscripteur. Un clin d'oeil sur un rappel arithmétique concernant le calcul des intérêts simples et/ou composés complète votre information.
Bien étudier la concurrence est indispensable avant tout engagement dans ce type d'épargne. Il faut bien savoir que les enseignes bancaires proposent sans concurrence leur propres groupes d'assurance vie. Par exemple la société générale est "liée" avec Sogecap, la caisse d'épargne avec le CNP.
ATTENTION : un contrat individuel est plus sécurisant pour le souscripteur mais il augmente aussi le risque que l'assureur renonce aux mises à jour de son contrat comme par exemple un ajout de nouveaux supports d'investissements, de nouveaux services, d'une baisse de certains frais.
Les frais dans un contrat d'assurance vie sont souvent exprimés en pourcentage des sommes investies et se répartissent ainsi :
des frais d'entrée ou frais commerciaux versés une seule fois au moment du versement des fonds
des frais de gestion payés annuellement sur les sommes en compte
des frais d'arbitrage payés en cas de changement des supports d'investissement dans un contrat multisupport.
Une solution aux fins de réduire quelque peu les frais réside dans l'intervention de courtiers et de banques en ligne qui très souvent suppriment les frais d'entrée et leur frais de gestion sont plus modérés.
RAPPEL : aux frais de gestion peuvent s'ajouter des frais de gestion des fonds d'investissement chosis au sein du contrat et également des frais de transaction de tels fonds. L'ensemble de tels frais annuels sur un contrat d'assurance vie de ce type, est de l'ordre de 3.5%.
D'un point de vue fiscal les gains tirés d'un contrat d'assurance vie sont imposés uniquement en cas de rachat soit un retrait de fonds total ou partiel. Ils sont calculés au prorata des sommes retirées.
Pour des contrats ouverts ou versements effectués depuis 1998, le contribuable peut opter soit pour l'intégration à l'impôt sur le revenu de ses gains, soit pour un prélèvement libératoire. Pour éviter l'impôt, il peut être judicieux de faire un retrait annuel dont les intérêts ne dépassent pas le montant de l'abattement. S'ajoute à cette imposition des prélèvements sociaux de 11% en 2008 prélevés, soit annuellement sur un contrat en euros, soit au moment d'un rachat sur les contrats multisupports ce qui reste plus avantageux.
RAPPEL : en cas de licenciement, mise à la retraite anticipée, invalidité de 27me ou 3ème catégorie sont des circonstances qui exonèrent de la taxation le rachat. Cet évènement doit avoir lieu dans l'année fiscale du rachat.
Un contrat d'assurance vie entre dans l'assiette de l'impôt de soldarité sur la fortune. Il n'existe pas de plafond de versement ni de restriction sur les retraits ou versements. En cas de rente viagère elle reste soumise à l'impôt sur le revenu pour 70% de son montant en cas de mise en route avant 50 ans, pour 50% à 69 ans, pour 40% de 60 ans à 69 ans, pour 30% à 70 ans et plus. La rente viagère est sujette aux prélèvements sociaux.
ATTENTION : le régime fiscal de l'assurance vie est différent pour les français vivant à l'étranger et il existe dans la plupart des cas une convention entre la France et le pays concerné pour éviter une double imposition.
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